18/04/2018

Le torcol fourmilier (jynx torquila)


Petit oiseau fugace difficile à observer en Queyras, le torcol fourmilier est de la famille des pics. Seul picidé d'Europe migrateur, son retour annonce les beaux-jours. Vrai-faux pic en vérité, qui ne creuse ni ne grimpe, tel un vulgaire passereau non spécialisé... Les similitudes sont davantage du côté de la queue – bien qu'elle n'aide pas à l'adhésion au tronc –, des pattes, et de la longue langue qui explore crevasses et fentes en quête d'insectes surtout des fourmis...
Le chant nasillard, répétitif et saccadé, est caractéristique. Il permet à coup sûr d'identifier et d'approcher l'oiseau en randonnée. On peut enfin observer ses teintes « cryptiques », digne camouflage des bois façon hibou, au dessous barré de sombre sur fond clair... Les effectifs sont en baisse en Europe depuis les années 1990 notamment à cause de la disparition des paysages de bocages. Les Alpes de Provence et du Dauphiné deviennent dès lors un des rares lieux à échapper à cette tendance de par le maintien de sous-bois clairs, bocages, lisières et autres arbres à cavités... Nous sommes fiers de posséder aux abords des Chambres d'hôtes Gîtes de France La Barma, ce torcol, excellent bio-indicateur. Fait rare chez les oiseaux, c'est la femelle qui choisit ici son partenaire. À découvrir au cours des randonnées découvertes du Gîte Panda à Abriès - Ristolas en Queyras.