13/08/2017

Grand Belvédère du Mont - Viso


Aujourd’hui, la haute vallée du Guil vers le Mont-Viso est la réserve naturelle du Parc Régional du Queyras. Pourtant ce n’est pas d’hier que ce site remarquable est fréquenté pour les randonnées. Bien avant Saint-Véran, les premiers vacanciers du tourisme de luxe Queyras résidaient à Aiguilles et Abriès. Dès 1890, la visite au Mont-Viso est un tour incontournable. Ce paysage de toute beauté, à couper le souffle, se situe au bout de la route du Queyras après Ristolas. 

25/07/2017

Au Col Bouchet au dessus d'Abries

Bivouac Nino Soardi, Val Pellice
Une classique des randonnées de la Barma en Queyras est de marcher vers le Bric Bouchet au-dessus d'Abriès. On laissera en bas le camping et les résidences secondaires de Valpreveyre pour se faufiler par un sentier étroit sous couvert de la forêt de mélèzes. Plus loin l'alpage et ses pierres gravées mystérieuses. Enfin le col, la vue sur le Mont-Viso, le bivouac Nino Soardi en haut du Val Pellice italien et vaudois. Polenta ou pâtes ?   

08/07/2017

Bouquetin des Alpes, merveilleux alpiniste

On peut penser que depuis sa réintroduction dans les montagnes du Queyras (années 1990), le bouquetin se porte bien dans nos Alpes. Avec d’autres acolytes du versant d'Italie, l'animal fréquente désormais les crêtes frontalières au-dessus d'Abries - Ristolas, du Bric Bouchet au Mont -Viso.
Stéphane, accompagnateur en montagne au gîte Panda La Barma à Ristolas en Queyras, se fera une joie de vous les faire approcher. Nul doute que vous serez ravis de rencontrer ces sentinelles des Alpes, cabris, étagnes et vieux mâles bouquetins...  loin des affres de la vie d'en bas.
Après une ascension chaleureuse, ponctuée de pauses rafraîchissantes, quel bonheur d'apercevoir enfin cet animal emblématique qui a failli disparaître des Alpes. L'accompagnateur vous dira où bien vous placer pour prendre en photos ces instants merveilleux. www.alpinoc.com

27/06/2017

Le tunnel de la Traversette, Tour du Viso.

Tour du Mont-Viso

Les travaux de rénovation du fameux tunnel de la Traversette ont eu lieu l'été 2014. La réserve de nature Mont-Viso – sur la commune de Ristolas en Queyras – se dote ainsi d'une nouvelle attraction sportive et culturelle.
Sportive car il faut compter au moins quatre heures et demi de marche aller depuis le site de la Roche écroulée jusqu'au tunnel à 2 867 m d'altitude, soit 1000 m de dénivelé jusqu'au sentier final...
Culturelle car ce « Pertus do Visol » foré en 1480 est considéré comme la première percée alpine. Ce passage évitait les précipices du col de la Traversette (juste au-dessus) pour la sécurité des piétons et mulets qui voyageaient entre Piémont et Dauphiné. Mieux, les caravanes de la route du sel empruntaient cet itinéraire depuis la Camargue au temps des Papes en Avignon, des hérésies et des troubadours...
L'Europe retrouve à travers ce « Bucco di Viso » un trait d'union entre partisans de la transversalité alpine et méditerranéenne. Il est vrai que les Piémontais effectuaient là de nombreux transits saisonniers jusqu'à la dernière guerre. Côté Queyras, le souvenir des « transhumances inverses » – le tunnel fut encore rénové en 1803 et 1878 – semble avoir complètement disparu. Gageons que le « traforo » de 70 m de long – la longueur d'un trait d'arbalète... – reste la grande attraction du Tour du Mont Viso. À découvrir depuis le camp de base du B&B la Barma à Ristolas en Queyras.
 


11/06/2017

10 bonnes raisons pour randonner l'été en Queyras


L’accompagnateur en montagne du Queyras Stéphane Simiand vous conseille l'été pour vos randonnées à la journée en étoile depuis les chambres d’hôtes La Barma à Ristolas.
Ainsi vous pourrez :
 
Pousser le portail du Queyras, terre d’accueil
Retrouver des expérience de nature
Choisir entre plusieurs destinations de randonnées
Mesurer vos capacités à la marche progressive
Profiter du soleil des Alpes du Sud
Faire des randonnées sportives pleines de découvertes
Se poser au bord des lacs bleus
Regarder les chamois qui sifflent
Vous ressourcer dans des havres sauvages
Apprécier la finesse d'une terrasse après l'effort 

     À bientôt...

05/06/2017

Mystérieuse cantharide

Mouche d'espagne de Sade
Début juin, les lilas de la Barma en Queyras sont encore en fleur et – à l'heure du sapin bleu – plus personne ne se questionne sur le rôle local de ces arbustes d'ornement. Si sureaux noirs et sorbiers avaient des usages comestibles et médicaux, les pommiers d'altitude des fruits d'apparat, qu'en était-il des lilas ?
La plante aux fleurs mauves reste l'hôte privilégié des mystérieuses cantharides (lytta vesicatoria). Cette fausse « mouche espagnole » ou « de Milan » est bien un coléoptère. Selon ses cycles larvaires et la météo, on ne l'observe que certaines années.
Évoquer la cantharide, c'est raviver la mémoire du Marquis de Sade. Le libertin employait la « poudre de mouche de Milan » à des fins aphrodisiaques... Hélas, la réputation de cette « médecine » était surfaite et dangereuse ; quatre femmes succombèrent aux « dragées d'Hercule » lors d'une soirée où les bonbons n'eurent pas les effets escomptés...
Plus sérieusement, l'analyste des Simples des Hautes-Alpes, Denise D. , nous indique dans un ouvrage précieux que les cantharides prenaient place dans la médecine populaire du Grand Briançonnais. Ce procédé s'utilisait uniquement en usage externe et en dernier recours... Les cantharides macérées dans du vinaigre s'appliquaient écrasées sous forme de crème en emplâtre... Ce remède de cheval donnait des cloques à la peau, tirait le mal vers l'extérieur... Ainsi, ces beaux insectes verts et dorés furent un temps conservés séchés dans les petites boites des gens d'ici...  

15/05/2017

La fritillaire du Dauphiné, cousine de la tulipe noire


Espèce peu commune en France mais très présente en Queyras, la fritillaire du Dauphiné (fritillaria tubiformis) - cousine de la tulipe à damier - est comme une tulipe noire. La distinction se fait par le port arqué de sa fleur. La coupe violette à damier ne regarde pas le ciel mais la terre. Bien que l’Atlas des plantes rares des Hautes-Alpes indique une floraison possible d’avril à juillet – sur sols secs à légèrement frais des lisières –, la fritillaire du Dauphiné fleurit principalement chez nous dans la calme deuxième période de mai - début juin. La fleur reste ainsi méconnue du grand public des estivants. On la découvre donc au printemps quand, au matin, on débute ses randonnées sac au dos le long d'un torrent qui gronde. Là, dans un pré vert, on l'aperçoit, on s'écarte du murmure de l'eau, on hésite à vouloir s'allonger dans la rosée pour tenter de la prendre en photo tout en découvrant son parfum. Soudain le torrent s'est tu et l'on reste encore là, à essayer de se rappeler où l'on a déjà vu cette fleur ?